avant toute chose...

CHARTE DU BLOG

La survie d'un enseignant est compliquée, surtout quand celui-ci est un petit renard contractuel perdu dans des poulaillers divers plein...

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vendredi 14 juillet 2017

CHARTE DU BLOG

La survie d'un enseignant est compliquée, surtout quand celui-ci est un petit renard contractuel perdu dans des poulaillers divers plein de grands oiseaux anxiogènes, pas très humbles et caractériels !

A. Pourquoi ce blog, alors ?

Ce blog est mon défouloir, mon moyen d'évacuer la pression. J'espère qu'il sera aussi le vôtre.

Vous aurez l'occasion de rire et de vider votre sac au besoin. Je suis là pour vous, même si derrière un écran d'ordinateur.

B. Je vais écrire comment ?

Ce blog n'est pas un moyen pour plaire ou pour apaiser, mais un outil pour critiquer et inviter à la remise en question. La mienne y compris...

1. Symboles et éléments spéciaux :

1.1 Mot rayé :  Je n'ai jamais dit cela. Ces mots sont là pour illustrer de façon ludique un sentiment ou une pensée. C'est pour faire rire. Il n'y a pas d'insulte ou d'attitude sans éthique responsable là-dedans...

1.2 Mot souligné : Ce qui est à prendre en compte.

2. Mise en garde « Devoir de réserve » et législation :

2.1 Ce blog suit au pied de la lettre la consigne sur le « Devoir de réserve, discrétion et secret professionnel dans la fonction publique » demandé aux agents du service public Français.

2.2 Toutes les situations et personnages de ce blog sont fictifs.

2.3 Je veille à ce que la vie et la dignité de tout un chacun soit respectée, même si, dans une démarche de liberté d'expression artistique, je puisse me permettre d'utiliser un langage familier.

2.4 Je respecte inconditionnellement la vie privée et les compétences professionnelles de toute personne, même toutes celles avec qui j'ai des différents de point de vue. J'accorde un droit de réponse à publier sur mon site à n'importe qui souhaitant réagir, même si mes publications évoquent des personnages et situations fictifs.

2.5 Malgré l'utilisation d'un langage provocant, tout est à prendre au second degré, sur le ton de l'humour et non des propos menaçants ou irresponsables (émanant d'une espèce de psychopathe 😃). Je tiens à faire rire, pas à faire peur.

La lecture de ce blog est aucunement obligatoire. Si les propos vous dérangent passez votre chemin...


C. Pas d'accord !

M'écrire en espérant que je change un texte pour vous faire plaisir n'y changera rien, par contre je suis totalement ouvert à la discussion. Je publierai très souvent des avis contraires aux miens. Ça enrichit le dialogue. Nous avons tous besoin de nous remettre en question.

D. Il y a des fautes de frappe ou d'écriture ou des informations erronées !

Envoyez-les moi, sources à l'appui, si possible, et je corrigerai.


E. Propriété intellectuelle, protection des données privées.

1. Suivant les chartes de Google, Facebook et autres réseaux sociaux (que nous avons tous signées en acceptant les conditions générales de ces services) je me réserve le droit inconditionnel de citer des posts et commentaires publics dans des groupes, forums et communautés divers à profil public (visibles sans souscription préalable) sur internet en préservant l'identité des personnes à l'origine de ces derniers.

Si vous avez des doutes à ce propos, pensez à lire les chartes en question ainsi que la réglementation française en vigueur. Ne vous attendez à aucune réaction de ma part à ce propos.

1.1 Pour toute citation de message ou mail privés, une autorisation préalable de mes interlocuteurs sera demandée. Sans cette autorisation explicite et écrite, je ne ferai aucune citation directe à ces échanges.


1.2 Ces citations peuvent prendre la forme d'une citation indirecte simple. Une saisie d'écran avec photo de profil, nom et prénom cachés ou affichés, peut être faire suite à autorisation préalable écrite de l'auteur. Si l'auteur des messages et publications souhaite être cité, je le ferai. Je n'effacerai aucune saisie d'écran ou commentaire publiés de façon anonyme sur mon blog. Je vous renvoie une fois de plus aux chartes Google et Facebook.

1.3 Vous pourrez également citer et parler de mon blog ailleurs, vu que celui-ci est public. (Vide charte Google).

1.4 La propriété intellectuelle de ce blog me revient. Si je retrouve mes écrits dans une publication monétisée (numérique ou papier) ou dans des publications scientifiques / universitaires sans une autorisation écrite de ma part, je vous attaquerai en justice.

F. Vous avez envie d'écrire avec moi ?

Contactez-moi, ça peut se faire =) le renard a beaucoup de potes avec qui il traîne...


G. Vous avez envie que l'on aille faire des vidéos sur YouTube ou autres réseaux, vous venez d'une maison d'édition avec une proposition de travail.

Je ne m'y connais pas du tout dans ces trucs. Envoyez-moi un e-mail et on verra.

H. Vous êtes étudiant-chercheur (licence, BTS, master, doctorat, etc) / journaliste / et vous avez besoin de faire une enquête et vous avez besoin d'interroger du monde pour votre travail ?

La question ne se pose même pas : c'est oui.



Histoire de contractuel : «Pas suffisant»

Ma dernière chronique en quittant le poste à l'école à la fin de l'année scolaire.

Aujourd'hui ça a été la dernière journée de cours avec les enfants. Journée sympathique, des cadeaux, des histoires et des souvenirs avec les enfants et... mon bilan de suppléance.

Depuis le début de ce remplacement que j'ai fait, j'ai eu droit à tout ce que vous avez pu lire, mais depuis la canicule, quelque chose de néfaste s'est déchainé dans cette école, et les femmes-professeur sont rentrées dans un drôle de fonctionnement de "cabale".

Ce qui est compliqué dans ce genre de situation c'est que soit tu fliques, soit tu te fais "défoncer".

"Défoncé", je l'étais déjà : genou défoncé (je vois mon généraliste bientôt pour des radios. Ça me fait toujours mal depuis la chute), une presque pneumonie et la boule au ventre, la peur d'échouer dans cette suppléance, de ne pas être pris à l'université ou de décrocher à nouveau (les dépressifs, vous vous y reconnaîtrez)... tout cela plus les abominables humeurs des femmes-professeur, "reconverties professionnelles du catholique" qui cherchent à maîtriser leur environnement.

Cette dernière journée s'est achevée à huis clos autour de mon bilan de suppléance. Plutôt pas mal. J'avoue que j'ai eu de la chance d'être tombé sur une chef d'établissement très diplomatique et intelligente. Ce qui était moins intelligent, par contre, c'était de m'attaquer sur ma santé.

"Untel est venue travailler avec 41 de fièvre mais elle est venue quand même. Ce n'est pas pour ce genre de choses qu'on ne vient pas travailler et pour les filles ton absence du mardi était insupportable".

J'ai pensé à mes deux chutes de scooter.

Je pense aux semaines où je ne dors pas tellement je tousse.

Je pense aux yeux noirs du ORL rivés sur moi en train de me dire "vous allez vers une pneumonie"....

...et là une brochette de pétasses l'ensemble des collègues enseignantes estime que je ne suis pas suffisamment malade pour rester à la maison un jour pour reprendre des forces APRÈS QUE J'AI FAIT UNE PUTAIN IMPORTANTE FÊTE DE FIN D’ANNÉE EN BOITANT, TOUSSANT et DOPE à MORT FORTEMENT MÉDIQUÉ à CAUSE DE MA FIÈVRE.

J'ai eu un coup de colère comme je n'ai jamais eu dans une situation de travail, (souvenez-vous, je travaille depuis 2005). La situation était trop injuste. J'avais envie de sortir de la salle, tirer toutes les autres profs par les cheveux et les trainer jusqu'à la salle de la direction et leur dire quatre vérités les inviter à une saine et enrichissante discussion à propos des surveillances de récréation que j'ai faites seul, du mépris que j'ai ressenti quand on venait critiquer systématiquement MA FAÇON D'IMPOSER MON CADRE (j'ai la voix qui porte)... enfin. Rien n'est suffisant chez moi - même pas mes maladies.

"Madame", j'ai dit à la directrice "j'accepte toutes vos critiques, sauf celle-ci. Si vos collègues viennent travailler alors qu'elles font 41 de fièvre, c'est leur problème. Si un spécialiste me dit qu'il faut que j'arrête un jour parce que je subis un risque réel, j'arrête" --- "oui"--- elle me coupe "mais tous les médecins disent qu'il faut se reposer".

Ok, en gros, le CRPE et puis les concours internes ou que sais-je pour devenir chef d'établissement dans le 'catholique' vous rendent aussi autorité sanitaire incontestée et incontestable aussi.

J'ai eu envie de parler de consignes de maîtrise de maladies infectieuses (vous vous souvenez de ma bronchite virale ?), de mettre tout le monde en défaut et de répandre réglementation, recours écrits, appeler le syndicat, cracher de la haine, vengeance, feu et sang... mais vous savez quoi ?

J'ai gagné mon pari.

Moi, l'immigré, le 'trop familier', 'l'autre', j'ai réussi à finir une année scolaire dans un milieu de relations professionnelles extrêmement malade. Les enfants en étaient ravis : sur une classe avec une bonne trentaine, j'ai eu quinze cadeaux, des lettres de remerciement et des parents qui voulaient prendre mes coordonnées pour des cours à domicile.

J'ai eu même une proposition d'embauche dans le hors contrat (on en parlera après).

Mission accomplie.

Par la suite, je me suis contenté de dire que je n'accepterais pas ce genre de remarque, et qu'elle n'avait qu'à me donner d'autres moyens plus sûr de communiquer, qu'un groupe WhatsApp qui est devenu un exutoire de cancans et potins à la con assez gênants.

Si je me pose des questions ? Énormément. Tout ce que je croyais à propos de l'enseignement catholique et le type de projet et approche auquel je m'attendais (je viens d'une sorte d'enseignement salésien) a pourri et a été mangé par les asticots.

J'entame une nouvelle année, cette fois-ci avec un temps complet sur l'année que je vais bien défendre face aux consœurs (il n'y a pas d'homme) mais, niveau concours... niveau concours je me demande si ce n'est pas mieux d'être seul salésien dans ma tête et de me lancer où je n'aurai pas à gérer des collègues qui croient que les écoles sont l'extension de leur jardin de grosses bourgeoises ou grosses paumées devenues 'instits' par dépit.

Oui, c'est dur comme critique. Mais il y a des choses qu'on doit le dire... si le niveau des élèves baisse, c'est bien parce que trop d'enfants ne sont "pas assez sages" ou "pas assez élèves" pour ces dames. Renvoyer des élèves d'un établissement pour des problèmes de comportement... j'ai du mal avec ça.

À voir.

Aux gentils et sensibles d'âme : sortez vos griffes, mordez fort. Défendez-vous. N'ayez aucune pitié.

Aux connards égoïstes, sociopathes, prétentieux, incompétents, mal-aimés, et toute autre sorte d'abomination humaine qui se cache dans les rangs de l'éducation nationale : Planquez-vous bien, si je vous croise, je vous défonce la gueule ferai gentiment un rappel à l'ordre, je vous raye vos bagnoles, je sortirai tous vos dossiers sales, je me renseignerai sur vous et je vous claquerai votre moindre faux pas en réunion de concertation à la première occasion pour le fun et rien de plus, tout cela de façon éthique et responsable.

Plus jamais je ne laisserai un inconnu pourrir mon sommeil, ma vie privée ou remettre en question la passion que j'ai pour mon travail et le respect inconditionnel que j'ai pour les enfants et leurs familles. Plus jamais.

Bonnes vacances à vous, mes petits oisillons, je vous aime tous.